Pensées No.1 : Courrier Sud

Son histoire, ses inspirations, le Maroc, la scène française actuelle… Courrier Sud vogue à travers Casablanca tout en nous ouvrant la porte de ses pensées. Bienvenue dans son voyage inspirant.



🎥 Images : Marouane Tamim


"Je m’appelle Rayane Kara et je fais de la musique sous le nom de Courrier Sud.

C’est une référence à un bouquin de Saint-Exupéry, et c’est un clin d’œil au fait que j’ai grandi à Casablanca, au Maroc.

C’est au lycée que j’ai commencé à lire énormément

de bouquins de Saint-Exupéry, et de l'aéropostale en général

Toutes ces histoires de pilotes qui risquaient leurs vies pour des mots sur du papier.

C’était quand même... très beau.

Et quand ils racontaient leurs escales à Casablanca

et dans le sud du Maroc, ça me parlait énormément.

Et ça me parle toujours d’ailleurs.

Et même si aujourd’hui je vis à Paris, Casablanca reste toujours extrêmement présente dans mon identité, et dans mes inspirations.

J’ai toujours cultivé un fantasme très européen sur un Orient imaginaire et ésotérique.

Ça trouve en moi un écho profond.

Et certainement en harmonie avec ma double culture.

Si tu me parles de cartes de tarot et des rues de Tanger dans le brouillard… ouais je suis très client.

Visuellement Courrier Sud c’est avant tout une collaboration avec mon illustratrice, Violette Vaïsse, qui est une amie de lycée, et qui a vécu au Maroc aussi.

Et qui donc comprend très naturellement les références que je peux avoir.

Elle s’intéresse beaucoup à l’astrologie comme moi, et à toutes ces choses-là.

Et même en restant bien sûr sceptique sur tout ça, ça reste malgré tout extrêmement intéressent et esthétiquement très cool.

J’ai commencé la musique au lycée, mais je pense que ma première expérience musicale vraiment sérieuse, ça a été de fonder avec des amis,“V.I.V”, qui a été le premier collectif de musique expérimentale du Maroc.

Grâce auquel j’ai pu découvrir plein de choses dans le cinéma, la musique, et pas mal tourner en festival aussi.

C’est malheureusement pendant l’un de ces festivals qu’on s’est fait piquer l’unique disque dur, sur lequel il y avait tous les projets du collectif.

Ça m’a un peu fait l’effet d’un accident de voiture.

Et ça eu comme impact le besoin de ne faire artistiquement que ce que je ne voulais faire.

Et pour moi, ça a été quelque chose de plus pop.

Peut-être d’un peu plus naïf.

Et…

Donc Courrier Sud.

Si j‘avais pas fait de musique, je pense que j’aurais aimé faire de l’astronomie, même si je ne pense pas avoir le niveau requis de mathématiques.

Sinon j’aurais adoré peut-être devenir peintre.

Je suis fou de Picasso et de la peinture expressionniste en général.

Donc très sûrement peintre, ouais.

La scène française, je la trouve quand même très cool.

Je crois qu’elle est devenue assez unique ces

dernières années.

Et endémique.

Je soupçonne qu’il y a eu un vrai questionnement sur l’héritage musical en France, que l’on peut avoir en tant que jeune musicien.

Et je crois que c’est le fait d’avoir totalement assumé cet héritage musical, qui a vraiment défini le son de la nouvelle scène actuelle, qui est très influencée je trouve par l’électronique des années 1970 et 1980.

Très disco.

Très fraîche.

Très pop.

Faite de gens qui écoutent autant Alain Souchon, que des trucs plus underground comme Deux, qui est un super groupe d’électronique des années 70 en France.

Après, c'est certain que le succès de plus en plus populaire de cette nouvelle scène, qui était alternative à la base, l’a rendue peut-être de plus en plus homogène,

Et je pense que c’est nécessaire aujourd’hui d’essayer de la redéfinir.

De trouver de nouvelles pistes à explorer.

Et moi-même, faisant partie de cette scène, c’est quelque chose que

j’essaie de faire consciemment

De trouver quelque chose qui, tout en restant pop, soit différent,

et unique dans le paysage musical.

C’est certainement quelque chose de facile à dire, mais j’y pense beaucoup ouais.

Mes prochains projets, ce sera la sortie d’un EP sur Délicieuse Musique.

Dont certains titres ont été produits chez Motorbass, ce que je trouve tout simplement incroyable, parce que j’ai toujours été un fou de ce studio, et de Philippe Zdar.

Et puis il y aura la sortie de mon premier clip aussi,

avec cet EP.

Et très vite après, j’espère, la reprise des concerts.

Dans 10 ans je me vois en train de promener mon

chien sur la lune,

Évidemment."


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