Creators Club : Pernod Ricard France Live Music avec Dirtsa & Maxence Rosset

À l'occasion des 13 ans du Prix Société Pernod Ricard France Live Music, nous avons rencontré Dirtsa lauréate 2021 et Maxence Rosset organisateur du prix.


Réel tremplin pour les artistes de la scène émergente Française, nous avons voulu en savoir plus sur le prix, sur son rôle et sur l'impact qu'il a sur les artistes qui y participent 🌸




Salut à tous les deux, pouvez-vous nous en dire plus sur vous ?


Dirtsa: Moi c’est Dirtsa, j’habite à Toulouse, je suis la lauréate du Prix Pernod Ricard Live Music 2021. Je suis artiste, musicienne, interprète. Pour décrire mon style musical, je dirais qu’il s’agit de beaucoup d’influences, centrées hip-hop, mais on peut très bien dériver sur de la soul et des vibes un peu plus RnB. J’ai aussi un côté très vivant, avec beaucoup d'influences rap.

La musique, c’est une discipline que je pratique depuis 2020, et j’ai hâte de m’y consacrer davantage !



Maxence : Moi c’est Maxence Rosset, je m’occupe depuis 4 ans du programme Pernod Ricard Live Music pour la société Pernod Ricard. Ce dispositif est un programme de mécénat musical qui aide la scène émergente artistique française et qui organise des concerts à Paris et en région. En plus de cela, pour le groupe Pernod Ricard, je m’occupe des festivals et d’autres questions liées à la musique et à d’autres marques du groupe qui ont un lien avec la musique. Avant cela, j’ai travaillé dans différentes agences événementielles, labels de musique et autres startups en lien avec la musique.



Le Pernod Ricard France Live Music, c’est quoi ?



Maxence : Pernod Ricard Live Music a été créé en 1988, le programme a donc 33 ans. Ce programme a été créé, par la marque Ricard, pour la musique populaire, afin d’avoir un impact social sur son public et sa cible.

Depuis toutes ces années, cela a toujours été les mêmes objectifs : mettre en avant l'émergence artistique et offrir du live en France au plus grand nombre.

Ce programme a bien sûr évolué avec le temps, l’arrivée du digital, l’évolution des concerts, les formats des concerts, des festivals, etc... Il a suivi toutes les mouvances autour de la façon d’écouter et de consommer de la musique. C’est bien-sûr la marque Ricard qui est derrière ce programme, mais c’est un service qui offre des récompenses, il n’y a aucune partie marchande, tout est gratuit. Ricard a été l’une des premières marques à vouloir investir dans la musique.



Si vous deviez donner deux mots pour définir le festival, quels seraient-ils ?


Maxence : Accompagnement, et 360°. On touche à plein de choses, on essaye de balayer toutes les parties d’un développement artistique.

Dirtsa : Apprentissage et soutien !



Qui sont les différents partenaires du prix ?


Maxence : Nous avons de nombreux partenaires, qui nous permettent de proposer aux artistes de les programmer et de leur proposer un accompagnement dont ils ne pourraient bénéficier autrement. Par exemple, cette année, nous sommes en partenariat avec de nombreux festivals d’été : nous assurons ainsi au lauréat une tournée de 10 dates (Delta Festival, Aluna Festival, MaMA Festival…), de gros événements, mais aussi des plus professionnels.

Nous sommes aussi en partenariat avec le Studio des Variétés pour proposer du coaching, ou encore avec Yamaha pour du matériel. Nous sommes également en lien et proposons un accompagnement artistique avec les équipes du label Epic Records de Sony Music. Cette année, nous avons dans le jury la photographe et réalisatrice Charlotte Abramow, qui offrira un shooting pour le ou la lauréat.e 2022. Nous avons également un deal avec Diggers Factory pour réaliser une campagne de promotion pour un pressage de vinyles, ainsi qu’avec Spinnup pour la partie digitale, une couverture média avec Brain et Booska-P. Nous sommes également en partenariat avec Groover, afin de proposer des recommandations personnalisées au lauréat et un appui dans sa stratégie de promotion.


Comment s’opère la sélection, quels sont les critères?

Maxence : Par exemple, cette année, nous avons reçu plus de 1300 projets. On doit en sélectionner 100. Nous réalisons cette sélection avec l’équipe Pernod Ricard avec laquelle je travaille. On va prendre le temps d’écouter le projet avec une vidéo YouTube et un lien SoundCloud envoyé par les candidats. On va également regarder les réseaux sociaux, et des informations sur l’historique des artistes.

Ensuite c’est un ressenti de se dire, “ce projet-là nous parle, il y a un truc qui se passe, c’est actuel, cela marche, même s’il y a certaines choses qui ne vont pas, on trouve qu’il y a une base qui nous parle”. On les met de côté, on les réécoute avec toute l’équipe. Cela nous fait arriver à 100 projets, où on se dit, “ok ces projets-là sont bien évolués, on comprend où ils veulent aller et ils leur manquent un petit coup de boost qu’on pourrait leur apporter”.

Il y a également un critère d’avancée dans le développement, car l’idée c’est d’envoyer les groupes ou artistes en live devant 30 000 personnes. Sélectionner des artistes qui sont au début de leur projet, cela ne serait pas leur rendre service.

Qu’est-ce qu’on en retire en tant qu’artiste ?


Dirtsa : Pour ma part, je dirais une certaine expérience. J’ai vraiment découvert l’expérience live par ce biais avec un vrai suivi. J’ai reçu une formation au Chantier des Francofolies où j’ai pu suivre une formation auprès de coach comme Wilfried Hildebrandt et Bénédicte Lelay. J’ai également été suivie sur le coaching corporel et vocal, j’ai pu disposer de cours sur les variétés.

J’ai pu être accompagnée par le Centre National de la Musique pour consolider le projet, et pas seulement au niveau artistique, mais aussi au niveau administratif par exemple. J’insiste surtout sur l’expérience Live : j’ai vraiment pu profiter d’une large scène sur laquelle j’ai pu expérimenter et rentrer en connexion avec le plus grand nombre malgré le Covid (qui n’a freiné le dispositif à aucun moment).

C’était une année très enrichissante pour moi, je n’ai pas seulement grandi au niveau artistique, mais aussi au niveau humain. Je suis très reconnaissante auprès de tout l’institut et de tous les membres du PRLM. J’ai hâte que le prochain lauréat puisse découvrir tout cela à son tour à l’aide du dispositif !


Maxence : C’est cool d’avoir ton point de vue sur tout ce qu’il s’est passé ! On est capable de par les partenariats qu’on monte d’accélérer un petit peu certains aspects de carrière d’artiste. On a l’opportunité d’avoir des grosses scènes, des festivals… On souhaite offrir un accompagnement le plus complet possible, faire grandir un projet le plus rapidement possible ! Ça arrive d’ailleurs souvent après le PRLM que l’artiste trouve son tourneur par exemple. Ce sont de belles opportunités pour les artistes, et c’est hyper cool de les voir évoluer sur un an.



Qu’est-ce qui vous rend fier de porter un projet comme celui-ci ?


Dirtsa : Je dirais simplement que c’est un blason que j’ai été très fière d’arborer. On fait partie de la famille Pernod Ricard, et on y reste, et cela fait plaisir. Le fait de ne pas se sentir seul également, dans ses démarches, l’appréhension que certains pourraient avoir du live… Dans ce projet, il y a beaucoup de choses qui me rendent fière, et je suis très heureuse d’être porte-parole de mon année.

Maxence : Astrid est par exemple membre du jury 2022, et c’est la première fois qu’on le fait avec un lauréat ! On souhaite rester en lien avec eux, on suit leurs sorties, et la porte est toujours ouverte s’ils souhaitent des conseils.



Quel est votre plus beau souvenir du prix ?


Maxence : Le live qu’on avait fait avec Astrid pour annoncer qu’elle était lauréate, on était un petit comité car c’était encore la période du COVID. C’était dans nos nouveaux locaux à Saint-Lazare sur notre rooftop avec vue sur tout Paris, Dirtsa avait jouée là avec Jok’Air.

Sinon, je dirais la dernière fête de la musique qu’on a organisé, le 21 juin 2021, à la sortie de COVID, on avait plus ou moins le droit de faire la fête, et on était avec Dirtsa, Poupie, Pedro Winter, cela a été une grosse fête au Cabaret Sauvage, un moment live hyper cool.


Dirtsa : J'ai un souvenir incroyable de la toute dernière scène que j’ai faite en 2021, qui était à Montmartin-sur-Mer. C’était incroyable, c’est surtout le fait qu’elle soit arrivée après toute cette période que j’avais effectuée de scène, et en tournée. C’était particulièrement incroyable comme nuit, j’ai passé un moment incroyable.



Quels conseils donneriez-vous à de jeunes talents & projets émergents ?


Dirtsa : Il ne faut pas hésiter à poser des questions, à se renseigner et à être curieux. Il y aura toujours quelqu’un pour nous tendre la main ! Il faut être soi-même, et tout le monde est à même de charmer les autres avec son propre bagage.


Maxence : Je suis d’accord avec toi ! Être authentique, croire en son projet et ne pas le travestir. Surtout faire quelque chose en lequel on croit, et persévérer.

Il y a ensuite des petits tips, de comment on monte un projet par exemple, les réseaux sociaux, la création de contenus… Parfois avec quelques choses simples et quelques éléments artistiques, on arrive vite à avoir un bel aperçu d’un projet.

Si ton projet est pertinent, il trouvera les bonnes personnes au bon moment. Il faut juste être naturel, et ne pas hésiter à provoquer les rencontres.

Il y a plein de chemins différents pour faire grandir un projet. Mais malgré tout, c’est vrai que ça reste compliqué : beaucoup d'appelés et peu d'élus. On le voit aussi avec le PRLM, cette année, on a eu 1300 groupes qui se sont inscrits !

Il faut aussi être en accord avec l’actualité et comprendre le monde dans lequel on évolue et être en phase avec ce qu’on attend de nous : on propose du contenu à un public. Un projet de néo-métal en 2022, c’est peut-être plus compliqué de se faire booker sur des gros festivals.



Comment trouvez-vous la jeune scène live française ?

Maxence : Je trouve qu’elle est ultra riche, et on le voit sur les 1300 candidatures. Il y a des projets ultra originaux. Mais beaucoup de projets ont du mal à se faire entendre alors qu’ils sont là et sous-représentés dans les audiences.


Dirtsa : Dans les candidatures, c’est vrai que c’est très diversifié.


MAXENCE : C’est vrai qu’on a de tout : du métal à la techno en passant par le reggae et la variété française. C’est fou de voir tous ces projets !



Des dernières claques musicales à nous partager ?


Maxence : Je dirais la bande son de la série Euphoria, composée entre autres par Labrinth. Sinon le dernier album d’Odezenne.

Dirtsa : Fredo sans hésiter, un artiste anglo-saxon, britannique, dont j’ai vraiment plongé dans sa musique dernièrement. Il y a quelque chose dans son univers musical qui me gifle. Je vous propose pour le découvrir d’écouter son morceau “Blood in My Eyes”.


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