À la rencontre de Les Louanges

En novembre dernier nous avons eu la chance de rencontrer Les Louanges et de découvrir son nouvel album "Crash" qui vient tout juste de sortir 💥

Dans ce nouvel opus, le canadien propose une pop alternative groovy imprégnée d'influences R&B, jazz et soul 🦩


On a voulu en savoir plus sur comment il en est arrivé à faire de la musique, sur la création de cet l'album, sur l'impact de la crise sur son travail, sur la création d'un musique pour un film... 🌸




Crédits 📸 : Alex Blouin


C’est qui Les Louanges ? Parle-nous de toi !


Les Louanges, c’est moi : Vincent Roberge ! C’est mon projet solo.

Je viens du Québec et cela fait 7-8 ans que je suis basé à Montréal.

Les Louanges, c’est mon nom d’artiste, c’était mon surnom quand j’étais ado.


Comment en es-tu arrivé à faire de la musique ?


J’ai toujours fait de la musique, toute ma vie, depuis que je suis tout petit.

J’ai eu la chance d’être allé dans des écoles de musique. Les profs étaient tous très jeunes, il n'y avait pas vraiment une vibe “école”. Puis après j’ai étudié le jazz. Dans n’importe quelle discipline artistique, tu as besoin d’avoir un cercle dans lequel évoluer pour apprendre, et ne pas rester uniquement dans les livres.

L’après-midi j’allais jouer en groupe. J’ai toujours eu des groupes pour essayer de faire de la musique le plus possible !

Crédits 📸 : Alex Blouin


Parle-nous de ton nouvel album “Crash” !


Crash” c’est mon deuxième album, c’est mon album de “grand garçon”… (rires)

Quand j’étais à Marseille je devais faire la première partie de Lous & The Yakuzas et L’Impératrice. La pandémie est arrivée et j’ai dû me confiner dans un chalet où j'ai ramené l'ensemble de mon matériel pour composer. Je ne me suis donc pas arrêté de produire, ce qui me permettait aussi de ne pas penser à mes sentiments.

À partir de là, pendant cette année et demie, j’ai vraiment développé plein d’idées.Ce que j’ai produit en terme d’instrumental est vraiment plus franc, plus incarné encore.

Je suis vraiment aligné avec qui je suis et je connais mes forces et mes faiblesses. Je suis plus à l’aise et en confiance avec qui je suis, c’est plus cool. Je commence à avoir des techniques et des façons de travailler, ça me rend fier.


C’est quoi les thèmes de tes morceaux exactement ?


C’est l’histoire de tous, d’arriver à 25 ans et d’être confronté à la perte des grands idéaux, c’est la vraie vie qui arrive.

Ces morceaux sont une chronique, un compte rendu de ces dernières années.

Je vois chacune de mes chansons comme étant le moment après un impact. J’évoque une histoire d’amour, de l’éloignement, la distance, des violences physiques.



Tu as des morceaux favoris sur l’album ?


C’est la quatrième chanson qui s'appelle “Encore”.

J’aime analyser les chansons, comment elles sont construites, quelle instrumentale est utilisée. Pour celle-ci je voulais sortir du schéma de construction classique “couplet-refrain-couplet-refrain”, et faire quelque chose de différent, comme un long fleuve. Pour moi un des graals de la musique c’est “Nights” de Frank Ocean, qui est comme un grand développement. J’avais l’impression d’être vraiment plus dans une vibe comme ça sur cette quatrième chanson.

La huitième aussi, que je n’ai pas trouvée facile à faire, elle s’appelle “Facile”, j’ai rarement été vrai comme ça dans une chanson, elle est beaucoup plus électro.


Parle-nous du clip de “Qu’est-ce que tu m’fais” !


Cela a été un long voyage, on a d'abord galéré pour trouver un réalisateur ! Nous avons réussi avec Alexis Belhumeur, avec lequel je suis pote.

Je venais de sortir un clip avec une course poursuite en voiture, des policiers, des plans réalisés avec des drônes… Je me demandais comment donner suite à un clip comme ça !

Initialement je voulais créer un studio dans un hangar et me filmer en train de performer la chanson en même temps de l’enregistrer, mais nous n’avons pas trouvé d’endroit pour le tournage.

Alexis a alors réalisé qu'il pouvait bloquer l'ascenseur de son immeuble, et du coup on a tourné le clip entier dans l'ascenseur. Les différents tableaux feataient super bien avec les paroles intenses de la chanson qui parle d’être pris au piège en se disant “j’avais pas prévu de tomber amoureux”...



Est-ce que la crise mondiale a affecté ton travail ?


Cela m’a permis de faire un break nécessaire dans ma vie. Dans tous les cas j’étais à la fin du cycle de mon premier album, j’allais donc me retirer, mais j’avais le plus gros show de ma vie en 2020, je devais faire les Francofolies de la Rochelle…

Du coup cela m’a donné le temps de faire mon deuxième album, j’ai pu profiter de la vie et de ce que j’avais.


Si ta musique était un paysage, quel serait-il ?


Ça pourrait être une voie de TGV avec les paysages qui changent tous les 4 kilomètres



Qu’as-tu envie de transmettre avec ta musique ?


J’aime tellement la musique, je travaille pour faire grandir le bagage musical au Québec, pour inspirer des kids, leur donner envie.

J’essaie de dire dans mes chansons des choses vraies, pour envoyer un message sans être dans le trop. Il faut se donner la peine d’essayer des choses !



Comment compose-t-on de la musique pour un film ?


C’était en 2019, j’ai eu 2 mois pour faire 20 minutes de musique originale, j’ai adoré ça.

En faisant de la musique pour un film, tu enlèves le stress que ce soit à ton nom, c’est comme jouer à un jeu.

C’est super libérateur à faire, tu peux faire des essais de style, tu ne te poses pas de questions.

Le film, “Young Juliette” de Anne Émond, était déjà fait, et il y avait des artistes et des chansons pour m’inspirer, je ne partais pas de rien.

Mais j’adorerais travailler sur un projet où rien n’est encore tourné et on pense à une bande originale pour le film, dès le début du projet.


C’est quoi ta relation avec la France ?


C’est comme les amis cool avec qui tu t’entends super bien !


Si ta musique était une couleur, quelle serait-elle ?


Un gros rouge un peu Bourgogne.


Quelles sont tes dernières claques musicales ?


Magi Merlin ! Et un américain qui s’appelle Dijon avec son album “Absolute”, gros CD ça ! Johan Papaconstantino aussi, j’aime beaucoup son univers !



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